Soumission prébudgétaire fédérale 2026 de IKEA Canada

Aperçu des recommandations
- Recommandation 1A : Que le gouvernement renforce le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (CIAPH) en le portant à 13 333 $, afin de permettre aux nouveaux propriétaires de réclamer des articles ménagers durables essentiels, coûteux et peu fréquents, nécessaires à l’établissement d’une première maison.
- Recommandation 1B : Que le gouvernement soutienne également les Canadiens les plus vulnérables en accordant un montant additionnel de 500 $ par l’entremise du CIAPH aux ménages à faible revenu, selon les règles d’admissibilité fondées sur le revenu actuellement utilisées par l’ARC.
- Recommandation 2A : Que le gouvernement modifie la Loi sur la taxe d’accise afin d’instaurer un taux zéro pour la main-d’œuvre de réparation des articles ménagers (jusqu’à 50 $) ainsi que pour les articles ménagers d’occasion certifiés (jusqu’à 250 $), afin de favoriser l’essor de l’économie circulaire.
- Recommandation 2B : Que le gouvernement mette en place un crédit d’impôt remboursable pour les entreprises de 20 % relativement aux investissements dans les technologies, l’équipement et les infrastructures permettant la reprise, la réparation, la remise à neuf et la revente.
- Recommandation 2C : Que le gouvernement instaure une déduction fiscale sur les revenus de revente, sous la forme d’une déduction progressive de 10 % à compter de 2027, afin d’encourager les entreprises à élargir leurs canaux de vente d’articles d’occasion.
- Recommandation 3 : Que le gouvernement accorde un financement de 25 M$ au Conseil national de recherches du Canada (CNRC) pour son programme Défi « Automobile électrique », afin de soutenir la recherche et le développement des technologies et des infrastructures de véhicules électriques commerciaux.
- Recommandation 4 : Que le gouvernement procède à un examen et à une révision des règles commerciales fédérales existantes et proposées afin de garantir que le Canada offre les meilleures conditions propices à la croissance des importations et des exportations.
Le Canada est notre maison
Depuis 50 ans, IKEA Canada travaille aux côtés des Canadiens pour améliorer leur quotidien à la maison. Alors que le coût de la vie augmente et que les pressions économiques s’intensifient, la signification du « chez-soi » s’est élargie. Il ne s’agit plus simplement d’un lieu d’habitation : c’est là où les familles construisent leur avenir, élèvent leurs enfants, font face à l’incertitude financière et recherchent la stabilité.
IKEA Canada continue de démontrer sa présence auprès des Canadiens. Nous avons investi plus de 130 millions de dollars en réductions de prix sur des milliers d’articles, afin de maintenir l’accessibilité des articles essentiels pour la maison, sans compromettre la qualité, la conception, ni la durabilité. Nos programmes Tel quel, Revendez-les et de commerce circulaire continuent de prendre de l’ampleur, permettant aux Canadiens d’accéder à des meubles de seconde vie à moindre coût tout en réduisant les déchets. Les Canadiens savent que réduire le gaspillage à la maison signifie plus d’argent dans leur portefeuille.
Chez IKEA, nous croyons fermement que les gouvernements, les entreprises et les individus ont chacun un rôle essentiel à jouer dans l’avancement de solutions abordables et durables. Ensemble, nous pouvons améliorer l’accessibilité au logement, accélérer l’économie circulaire, réduire le coût de la vie et assurer la résilience économique.
Recommandation 1 : Favoriser la transformation des logements en véritables foyers
Les initiatives fédérales en matière de logement, y compris Maisons Canada, ont permis des progrès importants pour accroître l’offre de logements. Cependant, pour de nombreuses personnes — en particulier les acheteurs d’une première habitation — le défi de l’abordabilité ne s’arrête pas à la remise des clés. L’aménagement d’un premier logement entraîne des coûts ponctuels importants, notamment pour des biens essentiels comme les lits et matelas, les tables, la batterie de cuisine et le linge de maison.
L’ameublement même d’un logement modeste peut coûter environ 5000 $, soit 20 à 25 % d’un budget résidentiel typique1. Ces dépenses initiales surviennent au moment même où les ménages doivent assumer de nouvelles charges liées à l’hypothèque, aux services publics et au déménagement, ce qui accentue la pression financière lors de l’accès à la propriété.
IKEA Canada recommande de renforcer le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (CIAPH) afin qu’il reflète mieux l’ensemble des coûts ponctuels nécessaires pour rendre un logement habitable, conformément à l’objectif du programme.
À l’heure actuelle, les acheteurs d’une première habitation peuvent demander jusqu’à 10 000 $ dans le cadre du CIAPH, ce qui correspond à un allègement fiscal fédéral maximal de 1500 $. Ce crédit vise à aider à couvrir les coûts ponctuels liés à l’achat d’une première habitation. Afin de mieux soutenir l’acquisition d’articles durables essentiels, coûteux et peu fréquents, le gouvernement devrait permettre aux ménages admissibles de réclamer un montant plus élevé. Les acheteurs admissibles sous un certain seuil de revenu pourraient ainsi réclamer jusqu’à 13 333 $ plutôt que 10 000 $. Cette mesure porterait la valeur du crédit de 1500 $ à 2000 $, offrant ainsi un soutien supplémentaire de 500 $.
Afin de s’assurer que ce soutien additionnel profite également aux Canadiens les plus vulnérables, le gouvernement devrait envisager d’accorder un montant supplémentaire de 500 $ par l’entremise du CIAPH aux ménages à faible revenu, selon les règles d’admissibilité fondées sur le revenu actuellement utilisées par l’ARC.
Le renforcement du CIAPH de cette manière contribuerait à faire en sorte que les nouveaux logements ne soient pas seulement construits, mais qu’ils puissent véritablement devenir des foyers — favorisant de meilleures conditions de vie, la stabilité et l’abordabilité à long terme pour les acheteurs d’une première habitation.
Recommandation 2 : Créer de l’abordabilité grâce à l’économie circulaire du Canada
Les pressions liées à l’abordabilité transforment les comportements des consommateurs. Un tiers des Canadiens achètent des biens d’occasion plus d’une fois par mois (31 %), et près des trois quarts (73 %) le font pour étirer davantage leur budget. Parmi les Canadiens de la génération Z, 42 % achètent des biens usagés plus d’une fois par mois2
.
L’expérience client de IKEA confirme cette tendance. Le programme Revendez-les des meubles IKEA, une bibliothèque de pièces de rechange gratuites, un dépôt de recyclage communautaire en magasin ainsi que des programmes actifs de recyclage et de dons de matelas ne sont que quelques exemples d’investissements circulaires à l’échelle locale. Cependant, il est possible d’en faire davantage pour accélérer l’économie circulaire au Canada afin de soutenir l’abordabilité pour les ménages, réduire les déchets et créer des emplois. IKEA Canada recommande les mesures suivantes :
- Allègement de la TPS/TVH sur la réparation et les biens d’occasion
- Appliquer un taux zéro à la main-d’œuvre de réparation des articles ménagers.
- Exempter de la TVH les meubles et articles pour la maison d’occasion certifiés.
- Crédit d’impôt remboursable de 20 % pour les entreprises
- Applicable aux investissements dans les technologies, l’équipement et les infrastructures permettant la reprise, la réparation, la remise à neuf et la revente, y compris le nettoyage, le tri, les essais, les outils de réparation et les systèmes numériques de traçabilité.
- Déduction fiscale sur les revenus liés à la revente
- Une déduction à plusieurs niveaux encourageant les entreprises à élargir leurs canaux de seconde main (p. ex., 10 % pour la première année, puis augmentation selon la croissance du volume de revente).
- Investissements dans la formation de la main-d’œuvre
- Pour soutenir les programmes qui enseignent aux Canadiens des compétences en matière de réparation, comme le désassemblage sécuritaire, le diagnostic, les pièces de rechange et la revalorisation.
Ensemble, ces politiques permettraient de réduire les déchets, d’accroître l’accès à des biens abordables, de créer des emplois spécialisés et d’accélérer la transition du Canada vers une économie circulaire à faibles émissions de carbone.
Recommandation 3 : Poursuivre le renforcement de la capacité du Canada en matière de véhicules électriques
Les investissements du gouvernement fédéral dans le cadre du programme d’infrastructure pour les véhicules à émission zéro ont jeté des bases importantes pour la décarbonisation des transports. Pour maintenir cet élan, un financement ciblé est nécessaire afin de répondre aux obstacles propres au Canada en matière d’adoption des flottes commerciales. Des enjeux comme l’autonomie limitée des batteries pour les véhicules de livraison à fort volume, la performance réduite en climat froid et l’insuffisance d’infrastructures de recharge dense en milieu urbain demeurent des défis majeurs freinant une adoption à grande échelle.
Il est recommandé d’inclure dans le budget 2026 un financement additionnel pour la recherche et le développement ainsi que pour l’expansion des infrastructures de véhicules électriques dans le cadre du programme Défi « Automobile électrique » du Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Une telle mesure permettrait au Canada de se positionner avantageusement dans le domaine mondial des technologies de transport propre.
Recommandation 4 : Élargir les horizons commerciaux du Canada à l’échelle mondiale
IKEA Canada propose plus de 12 000 articles provenant d’environ 40 pays, ce qui rend le commerce international fiable et efficace essentiel à l’abordabilité. À l’échelle mondiale, IKEA poursuit son expansion grâce à la diversification de ses chaînes d’approvisionnement et à sa croissance internationale. Cependant, alors que le Canada s’est engagé à élargir ses échanges commerciaux avec l’Europe et la région Asie-Pacifique, les entreprises font face à des règles commerciales additionnelles et contraignantes qui compliquent les importations et les exportations.
Une meilleure harmonisation entre les intentions des politiques commerciales et les réalités opérationnelles pourrait être atteinte en :
- réduisant les tarifs et droits protectionnistes établis au pays. Ceux-ci augmentent les prix pour les consommateurs et nuisent à la compétitivité des articles canadiens sur les marchés internationaux ;
- mettant en place des accords de reconnaissance mutuels avec des partenaires commerciaux clés pour éliminer les essais répétés sur les biens préalablement approuvés par des marchés fiables (p. ex., l’UE) ;
- élargissant ses accords d’échange avec les marchés prioritaires pour réduire les coûts généraux des articles ménagers pour tous les Canadiens ;
- modernisant ses procédures douanières en éliminant la bureaucratie excessive et redondante ainsi que les lourdeurs administratives réglementaires, comme les réglementations pour déterminer la valeur en douane et les ambiguïtés contradictoires relatives au classement tarifaire, qui compliquent la vérification de conformité ;
- investissant auprès des ports, des infrastructures ferroviaires et de la résilience des chaînes d’approvisionnement nationales pour prévenir les perturbations, y compris celles causées par les événements climatiques ;
Des voies commerciales modernes et simplifiées permettront de réduire les coûts pour les consommateurs, de renforcer la stabilité des chaînes d’approvisionnement et d’améliorer la compétitivité du Canada sur les marchés mondiaux.
Conclusion
Un Canada fort est un pays où chaque personne — peu importe son revenu, son origine ou sa situation — peut se permettre un logement sûr, durable et fonctionnel. En travaillant ensemble, les gouvernements, l’industrie et les communautés peuvent bâtir un avenir où l’abordabilité, la durabilité et la résilience économique se renforcent mutuellement.