Aller directement au contenu

La ménopause au travail 

collaboratrices IKEA
HistoiresÉgalité, Les gens et la culture22 octobre 2025Dernière modification: 23 octobre 2025

Soutenir les femmes au faîte de leurs carrières

Dans le cadre de l’engagement continu de IKEA envers la création d’un environnement de travail inclusif qui met en priorité le bien-être de ses collaborateurs, Tanja Fratangeli, directrice principale Ressources humaines chez IKEA Canada, a récemment participé à un panel organisé par Janet Ko, présidente et co-fondatrice de la Fondation canadienne de la ménopause.

Ce dernier a été animé par Melissa Grelo et avait pour but de fournir aux employeurs à travers le pays des renseignements et des solutions pour soutenir leurs employées et lancer une discussion fructifiante à l’échelle nationale.

Octobre est le Mois mondial de la ménopause. Chez IKEA Canada, nous y voyons une occasion de sensibiliser la population quant à cette étape de la vie qui touche des millions de femmes professionnelles. Les femmes âgées de plus de 40 ans comptent pour plus d’un quart de la main-d’œuvre canadienne, et le groupe regroupant celles de 45 à 55 ans est en croissance rapide. N’oublions pas la périménopause, qui peut se déclarer plus de 10 ans avant la ménopause comme telle : touchant les femmes dans la trentaine et dans la quarantaine, elle les confronte aux symptômes alors qu’elles atteignent des postes de direction. Pour plusieurs d’entre elles, ces symptômes affectent leur travail au point de devoir réduire leur horaire, d’accepter des postes moins importants, ou de carrément mettre un terme à leur carrière.

Malgré plus de 30 symptômes écrasants, allant des troubles du sommeil et du brouillard mental au mal articulaire, à l’anxiété et aux bouffées de chaleur, le soutien à cet égard demeure restreint. Quels en sont les coûts ? Des pertes annuelles d’environ 3,5 milliards de dollars touchant l’économie canadienne. Par chance, les entreprises ont maintenant un cadre favorable pour percevoir les femmes en milieu de vie comme des membres importantes de la main-d’œuvre, et la ménopause, comme une occasion de croissance.  

IKEA se place en tête de ce mouvement, à travers la création de nouvelles lignes directrices pour soutenir les collègues lors de cette étape de la vie, ainsi que la tenue d’ateliers éducatifs visant à sensibiliser la population quant à la réalité de ces symptômes. « Si les gens peuvent comprendre ce qu’est vraiment la ménopause, nous pourrons créer un contexte plus propice à la discussion et à la transparence, déclare Tanja Fratangeli, directrice principale Ressources humaines chez IKEA Canada, qui n’a que trop conscience des tabous qui entourent la ménopause. Même l’utilisation du mot "menstruation" peut mettre mal à l’aise, et cette gêne empêche les femmes de discuter des défis qu’elles rencontrent avec leurs gestionnaires ou leurs partenaires Personnes et culture. »   

L’éducation à cet effet est une nécessité. De nombreux collaborateurs n’ont pas conscience des avantages qui leur sont offerts, bien que IKEA offre des programmes d’aide aux employés (PAE), des consultations virtuelles, de l’hormonothérapie de remplacement, et un service de soutien à la santé mentale. IKEA s’assure aussi que ses employées soient au fait de leurs avantages et se sentent habilitées à en faire usage pour faire face à la ménopause, aux besoins en santé et aux transitions qui touchent leur vie.

Comme Fratangeli, d’autres dirigeantes font part de leurs expériences personnelles afin de favoriser le dialogue. Après avoir été aux prises avec des symptômes durant plusieurs années, elle nous confie que la crainte de la discrimination se ressent ainsi : « La peur nous fait songer à ceci : "Si j’en fais part, des portes risquent de se fermer."  J’ai eu l’impression de devoir travailler d’arrache-pied, car je n’étais pas à l’aise d’en parler ouvertement. Je me suis infligé beaucoup de pression et de stress. »  

La ménopause fait partie de la condition humaine, et pas que féminine. Inclure les hommes dans les ateliers favorise la compréhension mutuelle, alors que de nombreuses collègues doivent composer avec cette transition dans le cycle de la vie. « Dès qu’un changement se fait ressentir chez une personne, beaucoup ont tendance à présumer que cette dernière n’a pas un rendement optimal », explique Fratangeli. Ceci peut avoir une incidence négative, donnant par exemple lieu à la mise en place de programmes d’amélioration du rendement ou même à des renvois, « alors qu’il aurait été bien plus simple d’avoir une conversation transparente ».

Les lignes directrices de IKEA Canada fournissent aux gestionnaires les outils nécessaires pour pouvoir comprendre et soutenir la réalité des collaboratrices qui font l’expérience de ces symptômes, ainsi que des mesures d’adaptation appropriées. La modification des plages horaires dédiées aux réunions ne coûte rien et demande peu d’efforts par exemple, il serait simple de les reporter de quelques heures. « En toute honnêteté, j’ai eu des moments de confusion et de doute. J’étais complètement épuisée, admet Fratangeli. Mais je ne voulais pas baisser les bras, car j’ai conscience de mon potentiel et je veux que d’autres puissent réaliser le leur, elles aussi. »